Archive for août 2010

L’automne et la rentrée

 

 

 

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L’automne 2010 

 

 

 

 

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L’AUTOMNE.

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Ô! Comme j’adore l’automne!
Le ciel gris… les feuilles mortes…
Toute cette ambiance de la nature me conduit au plus profond de mon intériorité, à l’essence de mes intimités les plus essentielles.
Je ressens mon "chez moi" avec une saveur d’accueil.
En même temps, je capte dans l’air, une espèce de nostalgie, le manque de quelqu’un ou de quelque chose que je n’arrive pas à identifier.
Regret d’une présence inconnue… tendres et doux souvenirs de qui? de quoi?…Quel est ce lieu perdu dans l’infini… où se trouve t-il?
En automne j’ai envie de rester chez moi, seule avec mon silence… et dans ces moments, l’inspiration me saisit partout.
Les paroles arrivent dans mon esprit avec une vitesse extraordinaire.  Ma main, ma plume ne vont pas assez vite pour écrire ce torrent de mots qui dévalent sur moi.
Cette mélancolie automnale fait me sentir plus poète, plus sensible, un peu comme l’amoureuse de cet inconnu qui me manque.

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L’automne, je dirais, est une saison mystérieuse, mêlant les sentiments les plus divers.
Et, comme il dit mon ami Phil, un poète qui  s’ignore :
“L’automne n’est qu’un “au revoir…” un adieu devant une promesse d’avenir… une séparation conditionnée à l’espérance du retour…le début de l’inspiration divine qui prépare l’expiration… le souffle de la vie qui respire, qui fait  vibrer nos âmes au même diapason…
Ô l’automne!…la solitude qui jette son manteau sur les êtres et les choses, comme une forme d’impressionnisme. Un plongeon vers la mort qui prépare à la renaissance. C’est le commencement des choses qui disparaissent… elles deviennent aspiration, potentiel, mais pour se former à nouveau au printemps."

 

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&

BIENTÔT

LA RENTREE DES CLASSES

La rentrée

Un oiseau chantonne

Un air de Mozart

Que le vent d’automne

Emporte au hasard.

Bernard et Nicole,

La main dans la main,

Ont pris de l’école

Le joli chemin.

On voit sous les pommes

Crouler les pommiers.

Les crayons, les gommes

Sortent des plumiers.

Le ciel est morose :

Il verse des pleurs…

Mais Rosa la Rose

Est toujours en fleurs

Fin

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Tiens ce matin c’est la rentrée

Le sac est prêt

Mes affaires également

L’angoisse est la

 

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La peur de ce jour

Ou tout repart

L’école, les copains

Voir le visage de la maîtresse

Se demander si elle est gentille

La peur d’être en retard

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Enfin il est l’heure

Je prends le chemin de l’école

Avec mon cartable neuf

Mes affaires, mes jolis vêtements

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Je me demande

Le cœur un peu serré

Ci cette journée va bien se passer

Attendez-moi les copains j’arrive.

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Merci à Véro pour ses créations de barres 

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La tendresse

 

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Là-bas !

Là-bas, à l’horizon où le ciel et la terre
Semblent au rendez-vous, où mon monde s’achève
Là, où dorment nos nuits, là où nos jours se lèvent
J’irai hanter ces lieux

Là bas, à l’horizon où le ciel et la mer
Unissent leur destin, là où les vagues éclosent
Là où meurent nos rêves, là où d’autres déclosent
J’irai hanter ces lieux

Au-delà des planètes, à l’infini des cieux
Loin de l’humanité, j’irai plus loin encore
Mon âme seule ira, hors mon adoré corps
S’asseoir, je l’espère dans le giron des Dieux

 

 

Ce jardin là…

Il était une fois un grand jardin, le grand jardin de ma vie. Il avait jailli, un jour d’hiver, au détour d’une rencontre.

Le papa jardin et la maman jardin avaient fait ce qu’ils croyaient le mieux à faire pour ce petit jardin inattendu. Ils lui donnèrent de l’engrais, lui apportèrent leur présence, lui proposèrent leurs attentes et leurs demandes. Ils surveillaient jalousement les pousses. Si d’aventure quelque herbe folle poussait là, elle était aussitôt arrachée.

Il fallait que tout pousse droit. Sinon, que diraient « les autres » ?

Peu de mots étaient échangés. Pour ces parents là, il n’était pas nécessaire de parler, d’exprimer. Ils avaient la croyance que tout se vit en silence, à l’intérieur, à l’abri de « l’extérieur ».

Et le petit jardin avait grandi, comme cela, sans poser de questions, en jardin obéissant, sans repères, sans mots pour se dire, sans être entendu.

Plus tard, devenu grand, le jardin rencontra un jardinier extraordinaire qui avait dans son sac de fabuleux outils. Ces outils s’appelaient :


– oser se dire,
– oser dire non,
– oser recevoir,
– oser demander,
– se relier à soi,
– se relier aux autres,
– se relier à son histoire,
– utiliser les symbolisations,
– ne pas vouloir agir sur l’autre,
– agir à son bout de la relation,
– et d’autres encore…

Enfin le jardin sentit la vie venir en lui, belle, possible.

Dans sa terre, il retrouva ses demandes jamais dites, ses désirs jamais dits, ses besoins. Il entendit, derrière les souffrances, les blessures encore ouvertes. C’était tout cela qui faisait mal, qui empêchait les racines d’aller plus loin, vers l’eau, vers la vie.

Les choses changèrent quand le jardin s’autorisa enfin à être « l’auteur » de sa vie… Des fontaines jaillirent et arrosèrent la terre. Cette terre pouvait enfin laisser venir en elle un autre regard, d’autres possibles…

Avec, au plus profond du coeur de ce jardin, une infinie tendresse, claire comme l’eau de la fontaine au printemps, lumineuse comme le soleil d’été, chaude comme l’amour offert une nuit d’hiver, légère comme un vent d’automne quand le soir tombe, une douce tendresse pour le jardinier de la vie.

Sergio

 

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