Bonjour, La Flèche s’éveille.

 

Il est 8 heures :
La nuit s’est enroulée autour de la Lune
Et l’entraîne à un autre rendez-vous
A l’autre bout de la planète,
Tandis que le Soleil, son amant infidèle,
S’apprête à faire son apparition à l’horizon.
Pour lors, la ville baigne dans le halo des brumes matinales.
Enfin, les ombres reculent et font place au jour :
Dans la fraîcheur du petit matin, La Flèche  s’éveille.

Bisous

Sergio.

 

Juste moi.

 Ce n’est pas facile d’ouvrir son cœur,

Beaucoup de sentiments qui nous font peur.

 Pas facile de trouver les bons mots,

Plus difficile encore quand on a le cœur gros.

 C’est plus facile de porter nu masque,

Mais au fil des jours ça laisse des traces.

 Le reflet de l’âme est si beau,

Quand on laisse tomber le rideau.

 Il faut vivre au naturel,

Car la vie est si belle.

 Quand les mots viennent du plus profond,

Ne chercher pas plus loin, c’est si bon.

Sergio

 

 

 

 

 

Mon Père à moi 

 

Lorsque j’étais enfant, et que, assis à califourchon

Sur le cadre du vélo, les mains crispées au guidon,

Mon père, m’emmenait avec lui, au jardin potager,

Situé tout à l’autre bout du village, en fin de soirée,

Après sa longue journée de travail à la pharmacie.

 Que j’étais fier de parcourir la grande rue ainsi.

Il me semblait que j’étais seul le pilote de ce vélo,

Et que sur les trottoirs, les gens me criaient bravo.

Pendant un  instant je me prenais pour un champion,

Porté dans un autre monde, jusqu’au retour à la maison.

 Je crois que mon père lui-même, était très heureux,

De ces moments que nous vivions tous les deux.

Il était très doux, très tendre, très attentif et patient,

Et n’hésitait pas à prendre avec moi un peu de temps.

 Je me souviens, encore plus petit, assis sur ses genoux,

Il me grattait dans le dos de ses doigts très doux,

Car il savait que ce câlin préféré me transportait

Sur un nuage, et que doucement mes yeux se fermaient.

 Que c’était bon, et agréable de sentir cette affection,

De sentir son souffle sur ma nuque, et sa respiration.

De toute ma jeunesse, je n’ai que de bons souvenirs,

De ce père qui m’a choyé et aimé en me voyant grandir.

 

J’en suis toujours très fier, lorsque l’on parle de lui,

Et je pense que je n’ai  qu’un seul regret aujourd’hui,

C’est de ne pas lui avoir assez dit combien je l’aimais.

Car, après tant d’années passées, le petit garçon que j’étais,

Se souvient, de ces beaux moments écoulés, avec nostalgie,

Et n’oubliera jamais qu’il a eu la chance d’avoir un papa chéri.

Sergio